Des hirondelles dans mon quartier……

Conclusions de l’enquête

Le recensement des hirondelles organisé par le PCDN de notre commune est arrivé à son terme pour cette année.

A présent, on peut voir les oiseaux se rassembler sur les fils électriques, dans les roselières ou dans les champs de maïs. Ils se préparent à entreprendre leur long périple vers l’Afrique où ils passeront l’hiver, à 10.000 km de leur lieu de naissance avant de nous revenir au printemps prochain.

Les résultats du recensement montrent que l’hirondelle rustique est encore bien présente, bien qu’en petite quantité, dans les fermes qui possèdent des bâtiments ouverts et du bétail. Dans toutes les fermes visitées, des nids ont été occupés, dans les étables, dans les fenils. Ailleurs, plusieurs oiseaux ont niché dans un hangar, une remise laissée ouverte et même dans la chambre d’une habitation privée.

Par contre, l’hirondelle de fenêtre brille par son absence. La colonie qui a niché pendant des années à Belle Tête a disparu. Le seul endroit où l’espèce a été découverte est situé à Mâlon Fontaine, sur la façade d’une ferme où 3 ou 4 nids sur la dizaine existant ont été occupés cette année.
Il faut savoir que le taux de survie annuel est de 50 % pour un adulte et de 20 % pour un jeune.
Chaque année, il faudrait donc qu’il y ait au moins 5 jeunes à l’envol pour maintenir une population. L’hirondelle de fenêtre peut produire deux nichées par an : la première de 3 à 5 jeunes et la seconde (65 % des oiseaux) de 2 à 4 jeunes.
Si nous voulons éviter la disparition de ces gracieux oiseaux dévoreurs d’insectes, il est indispensable de trouver des solutions. Il est certain que personne n’apprécie les salissures lorsque l’hirondelle élit le dessous d’une corniche ou l’encoignure d’une fenêtre pour y construire son nid. Mais quel bonheur de voir « son oiseau » revenir avec fidélité au printemps suivant. Et qui ne s’est pas extasié sur le ballet des hirondelles, ces oiseaux qui aiment vivre à proximité des hommes, dans les villages en Provence, en Italie……

Il existe plusieurs solutions pour parer au désagrément momentané occasionné par les fientes comme le placement de planchettes ou de nids artificiels à un endroit moins gênant.
Malheureusement, même si les édifices publics, écoles….sont disposés à placer des nids artificiels, il faut qu’il y ait eu des hirondelles nicheuses dans un rayon de 300 à 500 mètres de l’endroit où les placer. Parce que c’est sur son lieu de naissance que l’oiseau reviendra nicher. C’est pourquoi beaucoup de gens se découragent qu’un nichoir artificiel placé sur leur façade ne soit pas occupé (Dans ce cas, l’idéal est de diffuser des chants pour attirer les oiseaux au printemps).

Je vous donne donc rendez-vous l’an prochain, dès avril, pour un deuxième recensement particulièrement ciblé sur l’hirondelle de fenêtre qui est en situation critique dans notre village.

Je voudrais remercier toutes les personnes qui se sont associées à cette enquête : Philippe, Carole, Jacques, Marie-Anne, Caroline, Geneviève, Marcel et tous les autres dont j’ai fait la connaissance en sillonnant la commune… ainsi qu’aux propriétaires des fermes qui m’ont fait bon accueil.
Annie.

deshirondellesdansmonquartier@gmail.com

 

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