Festival des Arts de la Rue

Les tailleurs - Festival insolite et insolent

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http://www.lestailleurs.be/

 

C'est le nouveau rendez-vous que les Ecaussinnois donnent à la culture ! Un grand mélange burlesque qui brasse généreusement le décalage, l'audace, l'innovation et la poésie. Un barnum des temps modernes, conçu comme une grande promenade à travers les places, parcs, ponts et venelles de ce splendide village.

A la rencontre du patrimoine architectural écaussinnois, des concerts dans les églises, dans les salles des châteaux, sur l’imposant kiosque, des spectacles au salon, dans les cafés et restaurants de la localité. Des rendez-vous sous de flamboyants chapiteaux. Et aux portes des Ecaussinnes, quelques interventions d’architecture éphémère contemporaine.

Deux journées et deux soirées consacrées au théâtre d'objets et aux marionnettes, au cirque-en-ciel (acrobates, voltigeurs), à la culture de l'insolite et de la performance (cabinets de curiosités, concerts déconcertants, etc.). Un large volet de découvertes musicales et théâtrales et de nombreux rendez-vous donnés aux enfants et aux adultes, dans la volonté de faire de ce festival un véritable rendez-vous des générations.

Deux parcours artistiques

Axé sur la déambulation et la surprise, une cinquantaine interventions, les Tailleurs emmènent leurs visiteurs à travers le village dans deux parcours, le IN et le OFF. Le IN est payant; le OFF est gratuit !

Le IN : des concerts dans les églises, dans les parcs, sous le Magic Mirrors, des spectacles de petites formes chez les habitants, dans les cafés et restaurants de la localité.

Le OFF : durant tout le week-end, un panorama très riche d’événements sur les places du village, dans les rues et venelles, dans les parcs. Des spectacles déployés sur tout le site et à un rythme… soutenu.

Enfin, un village emballé, par des interventions plastiques éphémères.

Ce jeune festival de rue ne se limite pas aux arts circassiens, au théâtre et aux arts forains. Bien plus largement, TOUS LES ARTS SONT DANS SES RUES : scénographie urbaine, théâtre, fête, déambulation, cirque, musique, conte, street art, happening, installation, jeu, incongruité… Il ne s’agit pas pour autant d’un fourre-tout ! Plutôt un cabinet de curiosités, une grande boîte à surprises, la programmation générale étant axée autour de l’improbable, l’insolite et l’insolent, la nouveauté, l’inédit !

Un événement citoyen

Les Ecaussinnois sont les relais du projet, les garants de l’esprit de fête et de partage propre à ce village qui a une riche tradition folklorique et une vie associative grouillante.
Le festival veut refléter leurs identités multiples… et leur identité commune. Groupes de citoyens, clubs sportifs, comités de quartiers, mouvements de jeunesse, maisons communautaires et de repos, écoles… sont largement concernés et concertés : participation à des ateliers pour la construction des décors, soutien logistique, permanences à divers stands (billetterie, bars…). Ces collaborations ont permis, dès la première édition, de décupler les effectifs in situ… et le public, par l’effet des réseaux de chacun !

Tailleurs ?

Ecaussinnes, village de la pierre bleue. La pierre bleue, les pavés - nous re-voilà dans la Rue ! Dans toute famille écaussinnoise, il y a au moins un qwèrleu ! Ce festival rend hommage aux Tailleurs de pierre, fondateurs de la cité. C’est pour eux et avec eux que ce festival est possible.

Un grand marché artisanal

Dans la tradition médiévale, le marché est étroitement associé au spectacle. Appelés « foires » dès le XIIe siècle, ces rassemblements d’artisans et commerçants constituaient des événements majeurs, pour lesquels on se déplaçait à travers toute l’Europe.
Montreurs d’ours, musiciens, acteurs, magiciens profitaient des badauds présents pour passer le chapeau… C’est peut-être là qu’est né le spectacle de rue !
Les Tailleurs proposent, autour de leur programme culturel, un marché authentique, ouvert uniquement à des artisans : produits de bouche, vêtements, bijoux, etc.

Un festival durable

Locavore, sobre, recycleur, soucieux de l’impact environnemental de son passage. Les fournisseurs régionaux sont privilégiés, les déchets bannis, la communication raisonnée (peu de papier !).
Différents dispositifs (gobelets réutilisables, toilettes sèches, transports rationnalisés…) ont permis et permettront aux organisateurs d’annoncer un bilan carbone très faible.

Un festival tremplin

Promouvoir les artistes invités… A travers leurs réseaux professionnels, les organisateurs proposent aux programmateurs extérieurs (centres culturels de Wallonie et Bruxelles, etc.) de découvrir les artistes émergents. Ils font notamment partie du jury du Prix du OFF.

La genèse du projet

L’art de la fête, c’est le lien social. Ciment de la communauté, villageoise ou citadine. C’est le lieu de la rencontre des intérêts communs : sociaux, culturels, sportifs, environnementaux, philosophiques, traditionnels, familiaux…

Sous sa forme actuelle, la vie culturelle ne s’envisage le plus souvent qu’à travers des projets menés par des institutions reconnues - ce qui ne nuit bien sûr en rien à leur qualité !
Le développement des villes, l’accroissement de la mobilité ont eu pour conséquence un appauvrissement de la vie culturelle au sein de nombreuses communes rurales. Et par-là, d’une part de la convivialité villageoise !

La Commune d’Ecaussinnes a pris la décision de réorienter sa politique culturelle, suite à l’arrêt du Spring Blues Festival, vers un événement qui toucherait un public familial et local.

L’asbl FARE avait un projet dans ses cartons… Misant sur le lien social, la convivialité, la mise en avant du village. Le projet a convaincu la Commune, qui lui a octroyé une subvention, et une mission : mettre sur pied un événement rassembleur, une fête sous la forme d’un grand festival culturel qui continue de faire rayonner la localité, et qui implique les citoyens, considérés comme ambassadeurs, au moins !

En quelques mois, les obstacles majeurs ont été contournés ! Budget très serré, infrastructure culturelle rudimentaire (pas de salle équipée, absence de régie, etc.), équipe exclusivement constituée de bénévoles (mais professionnels de la culture), etc.

Un succes populaire et d’estime

Cette première édition était un cadeau offert aux villageois ! Dans un coin de leurs têtes, les organisateurs avaient pris la mesure du risque qu’ils encouraient… Les Tailleurs pouvaient ne pas rencontrer le succès que méritait leur projet ! L’édition numéro un fut donc envisagée comme un pilote, une campagne de communication pour toutes les suivantes.

A travers les très nombreuses réactions (bouche-à-oreille, publications innombrables sur les réseaux sociaux, propositions d’aide bénévole pour les prochaines éditions), on perçoit clairement que l’asbl a répondu à une grande attente des citoyens.

Du côté des professionnels du secteur venus pour encourager l’équipe (constituée de travailleurs de centres culturels, agences d’événements, etc.), même si le regard est plus aigu, domine une réel étonnement face à la qualité et l’ampleur du résultat. Et au ratio qualité/prix

La presse n’aime pas ce qu’elle ne connaît pas… Cependant, la couverture est satisfaisante, pour une première ; la télévision régionale Antenne Centre, particulièrement, a saisi l’importance du défi et a y consacré plusieurs sujets dans les jours précédents et un magazine de 30 minutes la semaine d’après ! Ainsi que VivaCité, qui a relayé les annonces durant toute la semaine. Les services d’une agence de presse professionnelle dès la première année ont permis de toucher les médias nationaux, modestement; le succès de 2014 permettra d’amplifier ce travail.

 

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