Sur les sentes de la pierre à la bière

Balade n° 4

Sur les sentes de la pierre à la bière

 

Balade n° 4

(balisage rouge)

Distance : 15 km
Durée de la balade :
      sans visite, avec arrêt à la brasserie : 4 heures
      avec visite (Eglise Saint-Géry et du Sacré-Coeur ) : 6 heures


Parcours : asphalte, cendrée damnée sur la ligne 107, terre normalement accessible aux personnes à mobilité réduite, sentiers et chemins de terre difficilement praticable à vélo sauf VTT.

Télécharger ici le plan de la Balade n° 4

 

 

Mise en bouche et ... en jambes

 

La pierre bleue, que l'on nomme communément et à tort "petit granit" est exploitée à Ecaussinnes depuis le 14è siècle au moins.  Elle fut et reste la principale ressource non renouvelable de notre sous-sol.  "Aujourd'hui, nous sommes condamnés à constater la disparition de quasi toutes nos carrières ruinées par une trop grande mécanisation.

Seuls les cimetières et quelques monuments locaux, les tiennes de déblais carriers et les trous de carrières, tous remplis d'eau, sont là pour nous rappeler notre glorieux passé...

Notre pierre bleue est un calcaire d'origine sédimentaire, qui résulte de la fossilisation et de l'accumulation d'innombrables débris d'encrines ou crinoïdes, il y a environ 350 millions d'années...  Les crinoïdes sont des animaux fixés au fond de la mer, où ils sont ancrés par une tige qui supporte un calice en forme de fleur.  A la mort de l'animal, la tige se divise et forme un vrai poussier de chaux...  C'est la recristallisation des débris d'encrines, qui contribue à donner aux éclats de roche son aspect scintillant qui rappelle les granites et qui valent à la pierre bleue d'être le plus souvent désignée sous le vocable de petit granit...  Sa solidié, sa dureté, son homogénéité et sa résistance à toutes les causes atmosphériques lui permettent de conserver intactes les moulures et arêtes, tandis que sa compacité facilite sa taille et son ornementation.  La finesse de son grain se prête aux plus délicates sculptures, comme celles que l'on voit sur La Maison du Roi à Bruxelles..." extrait de "Origine et Exploitation de la Pierre d'Ecaussinnes" par Marius Mary et Robert Brodeaux.

Nous vous proposons un itinéraire de plus ou moins 4 heures qui passera près des principales carrières d'Ecaussinnes, Levant, Scoufflény, Thiarmont ... et par le village de Marche-lez-Ecaussinnes, dont le nom est issu du mot "marka" qui signifie la limite, puisque cette commune était autrefois la frontière entre le duché de Brabant et le comté du Hainaut.

Nous dédions cette balade au labeur de tous les travailleurs de la pierre, qui durant des siècles ont extrait, excavé, taillé et façonné un produit dont la noblesse n'a d'égale que sa beauté.  Au 20è siècle, plus de 3000 personnes ont ainsi porté bien haut le renom d'Ecaussinnes.


Nous débutons cette balade un peu plus haut que le château fort, exactement devant l'entrée de la ferme de La Basse Cour, flanquée de ses tourelles.  Vous tournez le dos à l'entrée, vous remontez la petite route et après la chapelle Saint-Fiacre (voir la balade n° 1), vous prenez à droite un sentier asphalté, que vous poursuivez tout droit le long du parc du château (ne pas prendre à droite l'ancienne voie vicinale).  Vous prenez ensuite à gauche un sentier qui vous emmène à travers champs jusqu'à la rue de l'Espinette, que vous traversez pour suivre le sentier en face de vous.
Plus loin, vous allez apercevoir sur votre gauche un ensemble boisé.  Celui-ci cache d'anciennes carrières.

La carrière de Payelles

Elle doit son nom à un ru tout proche, qui se jette dans le ruisseau de Marche à l'endroit dit "'Delval" ou "Tartarie"...

Elle avait été ouverte le 9 février 1896 par Madame Scoumanne.  Elle raccorda son exploitation naissante à la gare de Marche-lez-Ecaussinnes par un chemin de fer de plus d'1 km, qui franchissait la vallée au lieu dit "Delval" au moyen d'un pont métallique démoli en 1984.  Cette carrière fut reprise en 1908 par les carrières du Levant. 

Les carrières du Levant

Le 19 septembre 1896, le comte de Lameth, propriétaire à Paris, Ernest Denys, ingénieur à Mons... Victor Faucon, juge de paix à Soignies constituèrent la société anonyme "Les Carrières du Levant" pour une période de 30 ans.  L'exploitation va prospérer et s'agrandir pour occuper jusque 3 sièges d'une superficie totale de plus de 60 ha.

Le sentier, après avoir longé l'arrière des maisons de la rue de l'Avedelle, débouche sur un chemin de terre, que vous suivez à gauche.  Il vous conduit aux anciens bâtiments administratifs de la carrière de Scoufflény.

La carrière de Scoufflény

Maître Edmond Hérouet, avocat à Soignies et homme d'affaires de la princesse de Sarsina, née Charlotte de la Rochefoucauld, avait convaincu celle-ci d'effectuer des sondages dans les biens de ses enfants, voisins de la carrière de Payelles.  Le 8 août 1896, il réunissait dans son bureau un rocteur de buffet (ouvrier spécialisé dans la séparation des blocs au fond du trou), un ingénieur des mines et plusieurs maîtres de carrières.  Le 21 janvier 1897, ils remettaient un procès-verbal de leurs travaux, favorable à tous points de vue, dans lequel ils affirmaient entre autres que "le gisement était compact et d'inclinaison régulière de 15 %".

Le 6 octobre 1897, 38 souscripteurs constituaient une société anonyme au capital d'un million de francs belges (+/- 180 millions au 1er janvier 2002).  La société prit le nom de "Société anonyme des carrières de Scoufflény".  La mise en exploitation amena la découverte de défenses de mammouth, d'os de rhinocéros, de silex taillés...  L'exploitation se poursuivit jusqu'en 1985.

Vous prenez à droite l'allée bordée d'arbres quasi centenaires, qui vous ramène à la rue de l'Avedelle, que vous traversez (attention à la circulation !).  Vous poursuivez sur un chemin de terre, la rue Pré à Sabots.  Elle débouche sur un petit îlot de maisons.  Vous suivez la petite rue asphaltée, qui vous ramène à la rue de l'Avedelle.  Vous la longez sur votre droite.  Vous passez près des vestiges d'un pont.  Il s'agissait du pont du chemin de fer qui reliait la carrière de Payelles à la gare de Marche-lez-Ecaussinnes (voir plus haut la notice sur la carrière de Payelles). Juste après le pont, vous prenez à droite, la rue Bréda.

"La Tartarie"

Avant de prendre cette rue se trouve sur votre gauche un petit parc, dénommé "La tartarie" en souvenir du bref séjour d'un détachement de Tatars en 1815 après la débâcle de Napoléon. 

Au milieu du parc, l'élément décoratif en pierre bleue provient d'une maison à la carrière de Scoufflény.

La maison au coin de la rue Bréda, dans laquelle vous vous engagez, est un ancien moulin, le Moulin neuf au Champagne (18ème siècle).

Vous montez maintenant à la rue Bréda.  Après 100 m, vous prenez à gauche le sentier qui traverse des prairies.  Il débouche dans la rue J. Wauters, que vous traversez et vous poursuivez droit devant vous sur le sentier qui longe La Sennette. Il débouche dans la rue E. Vandervelde.  Vous la traversez.  Vous la suivez 20 m sur la droite jusqu'à la rue du Brabant, que vous empruntez à gaucheLa Sennette est maintenant à votre droite.
Si vous souhaitez visiter l'église Saint-Géry, vous pouvez prendre un peu plus loin sur votre gauche la rue Ferrer qui vous y conduira. (en cas de fermeture, vous pouvez prendre contact avec Madame Fabienne Petit, 150, rue de l'Avedelle ou Mr René Van Wambeke, 1, rue de Nivelles, 067/44.34.69).

L'église Saint-Géry de Marche-lez-Ecaussinnes

Il s'agit d'un édifice de style gothique "hainuyer" du 16è siècle en pierre de taille, agrandi en briques et calcaires en 1777.

A voir à l'intérieur : nombreuses marques de maîtres carriers locaux, Jacques Boulle, Le Vassal.  Belles pierres tombales. Dans la chapelle de la nef gauche, un très beau "taulet" en pierre bleue, qui représente l'échevin marchois Pierars Li Coffrier et sa famille (17è siècle).  Très beaux vitraux dans le choeur.  Orgue des frères Gheude de Nivelles (18è siècle). 

Après cette visite, vous revenez dans la rue du Brabant.
Vous la suivez jusqu'au troisième pont, que vous franchissez.  La Sennette est maintenant à votre gauche.  Vous suivez le petit sentier récemment restauré jusqu'à la rue Lefort, que vous allez emprunter à droite.

La place du Singe ou Hameau de la Croix Blanche

Avant de poursuivre votre balade, nous vous invitons à vous rendre à gauche jusqu'à une petite place, sur laquelle se trouve un petit singe.  Sa présence rappelle qu'à l'issue de la guerre 14-18, la mascotte de soldats britanniques, qui passaient par là était un ouistiti.  Son propriétaire, ne sachant plus qu'en faire, le jeta par la fenêtre du train.  Le petit singe fut recueilli par un habitant de Marche.  Ce dernier était l'un des animateurs de la "ducasse" du quartier, dont il en fit la mascotte. 

Quand vous quittez cette petite place tranquille, vous reprenez à gauche de la rue Lefort.  Elle monte légèrement et passe sous la ligne de chemin de fer Braine-le-Comte - La Louvière.  Quelque 200 m plus loin, vous prenez à droite un petit chemin dans les champs.  Vous le poursuivez jusqu'à la rue E. Vandervelde.  Là, vous tournez à droite.  Vous repassez sous le pont du chemin de fer.  Juste après, vous tournez à gauche dans la rue du même nom, qui longue celui-ci et ce jusqu'au passage à niveau.
Vous le franchissez.  Après une centaine de mètres, vous prenez (à 13 heures) la rue Pont Louvy.  C'est un petit chemin vicinal, asphalté au début, qui va vous mener dans les champs.  Vous le poursuivez jusqu'au pont de la ligne 107, une ancienne voie ferrée désaffectée, qui reliait Houdeng-Goegnies à Ecaussinnes.  Elle sera prochainement un RAVeL dans le cadre d'un réseau européen de voies vertes, le REVER.
Nous vous demandons de poursuivre votre balade en passant sous le pont de l'ancienne voie ferrée. Quelque 500 m plus loin, vous prenez à droite un chemin de terre qui vous amènera après 1 km à une ferme, dite "Ferme Delcourt", une ancienne propriété de l'abbaye Saint-Feuillien du Roeulx, à partir de laquelle le chemin devient asphalté.  Vous arrivez au lieu-dit "Mâlon Fontaine".  Après la ferme, suivez le chemin qui tourne à gauche et qui remonte.  Au sommet, vous traversez l'ancienne voie ferrée, la ligne 107.
Un peu plus loin, vous prenez à droite la rue Plume Coq, qui descend jusqu'au pont du chemin de fer tout en bas.
Dans la descente, après les quelques villas à main gauche, se trouve un petit escalier qui conduit aux anciennes Carrières de Thiarmont.

Les Carrières de Thiarmont

Avec les carrières de Mayeurmont (trou Barette), ces carrières de Thiarmont sont parmi les plus anciennes d'Ecaussinnes.  L'un des premiers exploitants fut Jehan Cairière dit Nève, qui habitait à Thiarmont.  Il fournit des pierres pour le donjon de Naast et pour les villes de Braine-le-Comte et Soignies entre 1459 et 1483.

On ne peut citer tous les propriétaires des carrières de Thiarmont.  Parmi les plus connus, retenons Jean-Joseph Baguet (1765-1819).  Il habita La Ferme de Belle-Tête, aujourd'hui propriété de la province du Hainaut et transformée en école hôtelière, qui dépend du Lycée technique et commercial de Soignies.

Son fils Félicien Baguet en hérita.  En 1828, ce dernier épousait Adeline Scoumanne ; mais Félicien mourut à l'âge de 37 ans, le 4 avril 1830.  Sa veuve se remaria en 1832 avec Adolphe Cousin.  De cette union naquit le 16 juin 1833, Claire-Suzanne-Adolphine, qui devint beaucoup plus tard évidemment la grand-mère du poète Max Elskamp, pour qui il écrivit le poème "O Claire, Suzanne, Adolphine, O ma mère, des Ecaussinnes..." et dont Julos Beaucarne fit une chanson.

Le dernier propriétaire en fut Edouard Dupuis  (décédé en 1972).  Sa veuve et ses enfants vendirent ce magnifique bassin carrier de Thiarmont de 700 m de longueur à la Compagnie bruxelloise des Eaux le 23 septembre 1972.

Vous redescendez l'escalier (cette propriété de la CIBE est tout à fait privée) et vous suivez la rue Plume Coq jusqu'en bas.  Vous poursuivez tout droit dans la rue A. Pouplier, qui monte quelque peu.  Quelque 150 m plus haut, vous prenez à gauche de la rue du Tunnel.  Vous passez dans le dit tunnel.  A la sortie de celui-ci, vous suivez le sentier sur la droite.  Ce dernier longue "une tienne", c'est-à-dire un dépôt de terres, qui proviennent d'une carrière (ne pas prendre le sentier qui vient de gauche).  Le sentier que vous suivez débouche devant le home "Comme chez Soi" après être passé entre des maisons.  Vous tournez à droite et rejoignez la rue A. Pouplier.  Prenez à gauche et après 50 m de nouveau à gauche vers la place Cousin.  Face à vous, vous remarquerez l'église du Sacré-Coeur ou église d'Ecaussinnes-Carrières.

Eglise du Sacré-Coeur

Cet édifice néo-roman en briques et calcaire taillé vit sa première pierre placée en 1892 et fut inauguré en 1895.  Il est l'oeuvre de l'architecte tournaisien C. Sonneville, qui restaura la cathédrale de Tournai.

Le donateur du terrain, qui finança en partie la construction fut Léon Cousin, grand oncle du célèbre poète anversois Max Elskamp.

A voir à l'intérieur : la chaire de vérité en pierre d'Ecaussinnes exécutée par une trentaine d'élèves qui appartenaient aux divers ateliers d'apprentissage des carrières locales selon un projet de Félix Ouverlau.  Les chapiteaux des colonnes feuillagés de style néo-gothique dus aux ciseaux des sculpteurs Oscar Dorpe et Alphonse Mary.  Le grand autel du choeur est l'oeuvre du sculpteur écaussinnois François Van Elsen.  Le remarquables fonts baptismaux en pierre bleue sont dus à Félix Ouverlau, alors directeur de l'école industrielle d'Ecaussinnes.  Il mourut en 1909 et se fit enterrer "debout".


Quand vous sortez de l'église, vous avez devant vous la place Cousin.  Vous prenez à gauche la rue du Flou, que vous suivez tout droit.  Elle se prolonge par un sentier, qui débouche dans la rue Anselme Mary.  Vous tournez à droite jusqu'au carrefour "Decoster", du nom du médecin qui habitait la grande maison de maître qui est là devant vous.  Vous traversez le carrefour sur votre gauche (vers la maison du docteur Decoster).  Vous êtes dans la rue Blondeau.  Vous la suivez tout droit jusqu'à un petit square, Formahon, qui se trouvera à votre droite.  En face de celui-ci, il y a un tourniquet vert, qui donne accès à un sentier, que vous empruntez.  Restez sur le sentier : celui-ci traverse les anciennes carrières Nocarcentre, carrières de concassage.  Les eaux d'exhaure de celle-ci alimentent aujourd'hui l'usine de potabilisation au look ultramoderne que vous apercevrez plus loin sur votre gauche au moment où vous emprunterez le ront-point de la Brasserie.
Après les anciens bureaux, vous débouchez dans une petite rue, la rue Perniaux.  Prendre à gauche sur 50 m et puis à droite, à nouveau le sentier qui longe maintenant les merlons de l'ancienne carrière de Nocarcentre.  Poursuivez ce sentier jusqu'au rond-point de la N 57.

La Brasserie "Ultra des Ecaussinnes"

Si vous faites le tour du rond-point et poursuivez vers Naast, vous allez apercevoir sur votre droite, dans le fond, les bâtiments restaurés d'une ancienne ferme dite de Restaumont.  Elle appartint jadis au comte Albert du Bois (mort en 1940) qui la céda à la Comédie française.  Aujourd'hui elle est la propriété de la famille Van Poucke, qui l'a transformée en une vraie brasserie.  Il vous est loisible d'aller étancher votre soif avec une brune, une blonde ... une ambrée ou la blonde "Ultrasoif".

Lorsque vous sortez du sentier, en arrivant au rond-point, vous prenez la première rue à droite, la rue de Restaumont.
Vous la suivez et vous arrivez à nouveau devant les anciennes carrières Nocarcentre..
Au bout de cette rue, vous prenez le petit sentier, qui débouche 50 m plus loin dans la rue V. Cuvelier.

La Maison natale de Julos Beaucarne

Une petite centaine de m après avoir quitté le sentier qui vous a amené dans la rue V. Cuvelier, sur le trottoir de gauche, après une maison blanche avec un oeil de boeuf, se trouve un petit sentier qui part à gauche (que vous ne prenez pas).  Il longe sur la droite la maison natale de Julos Beaucarne.

Vous suivez la rue V. Cuvelier et arrivez maintenant au carrefour de Belle-Tête, que vous traversez tout droit en prêtant beaucoup d'attention à la circulation.  Vous êtes maintenant dans la rue Bel-Air, que vous poursuivez jusqu'au bout.  Après une centaine de mètres, vous apercevrez sur votre droite une ancienne ferme au carré, superbement restaurée par son propriétaire actuel, Daniel Martens, qui y a appliqué les dernières technologies en énergies renouvelables.
Arrivé devant l'agence Renault, vous traversez et vous empruntez à gauche la rue Ernest Martel en restant sur le trottoir de droite.  Un peu plus loin que le garage, vous longez un ancien trou de carrières, le Trou Barette.  L'exploitation de la pierre bleue a commencé ici au 14è siècle.  Ce site comme toutes les anciennes carrières d'Ecaussinnes est aujourd'hui propriété de la CIBE, la Compagnie Intercommunale des Eaux de Bruxelles." 

Qui était Ernest Martel ?

"Né en 1880, il travailla comme porteur de télégrammes, puis comme tailleur de pierres.  En 1905, il occupa à temps plein le secrétariat de la Fédération des Tailleurs de Pierre du Hainaut au sein du parti Ouvrier belge.

Lors des conflits sociaux de 1907 et de 1909-1910, il sut se montrer déterminé et, c'est peut-être cette détermination qui est à la base d'un conflit qui dura 8 mois.  En 1905, il devint secrétaire de la Fédération du Hainaut et en 1913, le secrétaire de la Centrale nationale de la Pierre..." extrait du livre "Origine et Exploitation de la pierre d'Ecaussinnes" de Marius Mary et Robert Brodeaux du C.I.H.L.

Suivez la rue E. Martel en restant à droite.  Vous arrivez au Quartier Central, aujourd'hui la principale rue commerçante d'Ecaussinnes.  A partir de la pompe à essence, vous êtes dans la rue  de la Haie.  Vous la suivez jusqu'au rond-point avec une petite locomotive.  C'est là un modèle des locomotives qui tiraient les wagonnets chargés de pierre dans la carrière de Scoufflény.  Vous prenez à droite, la rue de la Marlière en restant toujours à droite.  Quelque 100 m plus bas, prenez à droite le sentier qui vous ramènera à votre point de départ, la Ferme de la Basse-Cour.

Les douze ou "Douces" Arcades

Ce sentier fut d'abord un chemin de fer vicinal construit en 1916 par l'architecte écaussinnois Macq.  Il devait relier Soignies à Nivelles.  Il n'en fut jamais rien.

Le 1er novembre 1897, Madame Scoumanne (carrière de Payelles) accorda aux carrières de Scoufflény l'usage et la jouissance en commun du chemin de fer de raccordement à la gare de Marche-lez-Ecaussinnes pour un bail de 30 ans.  A son expiration, les carrières du Levant, qui avaient repris les carrières de Payelles, mirent des conditions inacceptables.  Force fut donc aux carrières de Scoufflény de chercher un autre moyen d'atteindre le chemin de fer de l'Etat.  Scoufflény entra donc en contact avec les Chemins de fer vicinaux, qui venaient de construire cette ligne qui allait de la gare d'Ecaussinnes et enjambait la vallée de la Sennette par un pont de douze arches.  Après avoir calculé l'importance de la charge que pouvait supporter le pont avec le passage des convois de la carrière, la liaison fut établie en 1927 entre les carrières de Scoufflény et la gare d'Ecaussinnes par une locomotive de 35 tonnes.

Plus tard, ce fut Marcel Tricot, le créateur en 1903 du Goûter matrimonial avec Georges Wargnies, qui donna à ce pont le vocable de "Douces Arcades".

La petite locomotive rappelle aux écaussinnois ce passé carrier de cette ancienne ligne vicinale.

 

 

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