Les carrières de pierre bleue

Les carrières de pierre bleue

 carriere d’ecaussinnes

Outre les châteaux, les églises, les chapelles, les carrières appartiennent au paysage et à l’environnement des Ecaussinnois.

Elles ont même transformé son sol en un véritable gruyère. Apparues au 16e siècle, il y en avait plus de 15 en activité en 1900.

Aujourd’hui, la plupart sont inondées, mais les "tiennes" ( terres de déblais) qui les bordent leur donnent un charme naturel et bucolique.

Les carrières d’Ecaussinnes, ce fut aussi le bruit des scieries, le grondement des blocs qui s’effondrent, une activité intense au rythme des maillets et des bouchardes qui frappent la pierre, tandis que les élévateurs et les ponts roulants s’affairaient dans un vacarme assourdissant.

Entre eux, les "cwerleux " (tailleurs de pierre) parlaient le patois rocailleux comme le sol, dru et plein de gouaille, que Rabelais n’aurait certes pas désavouée.

Et pendant ce temps-là, la Sennette complice se laissait courtiser par les scieries hydrauliques installées sur ses rives autant que par les moulins d’antan.

Les capitaines d’industrie se nommaient Druart, Cornet, Baisipont, Lenoir.

Ils exploitèrent la pierre bleue, dénommée aussi "petit granit", jusqu’au fond des entrailles des carrières et montrèrent leur opulence dans les "châteaux" ou grosses maisons bourgeoises telles qu’on peut encore les voir à l’Avenue de la Déportation.

Les témoignages de ce glorieux passé de notre cité se trouvent à Sainte Waudru à Mons, à la Maison du Roy à Bruxelles, à la place du Sablon à Bruxelles (le groupe des comtes d’Egmont et de Horne), à l’Hôtel de Ville de Leuven, au palais du Rihour de Lille....Vous retrouverez là les marques de nos "cwerleux" d’Ecaussinnes.


"A partir d’un texte de l’abbé Jous, secrétaire du Cercle d’Information et d’Histoire Locale"

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