L'Eglise Saint-Remy

Haute Rue, 5

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Photo : ecautour

L’église actuelle est bâtie à l’emplacement d’une église datant de 1486. Ce nouvel édifice révèle une construction robuste suivant la mode du 18ème siècle. La brique en est l’élément principal, la pierre en soulignant le volume et l’encadrement. Sans être qualifiée péjorativement « d’église grange », il est indubitable que les colonnes massives que l’on découvre à l’intérieur accentuent l’impression d’un bâtiment imposant à défaut d’être beau. Les plans de l’église que nous connaissons sont de l’architecte Merlin, contrôleur des domaines de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Son adjudication eut lieu en 1878.

Le plan intérieur de l’église est un plan basilical se terminant par une abside en hémicycle. L’intérieur de l’église a essayé de mettre en valeur des vestiges intéressants de l’église de 1486. Nous noterons toutefois que le grand portail d’aujourd’hui de style néo-classique ne date que de 1852.

Que voir dans cette église.

  1. Les nombreuses pierres tombales, notamment celles des de la Barre de Flandre.
  2. Le buste de Saint-Remy, bois polychrome du 18ème siècle.
  3. La statue de Sainte-Catherine d’Alexandrie, bois peint en blanc des 15/16ème siècles.
  4. La statue de saint Eloi, bois polychrome du 19ème siècle.
  5. Le mobilier qui, d’une manière générale, date des 17ème/18ème siècles.
  6. Sans oublier le retable de Saint Antoine l’Ermite en grès beige des 15ème/16ème siècles.

LA PIERRE TOMBALE DES ÉPOUX BERNARD II D’ORLEY – ISABEAU DE WITTHEM, EGLISE SAINT-REMY

A gauche en entrant, nous trouvons la pierre tombale de Bernard II d’Orley et de son épouse Isabeau de Witthem. Ils s’étaient mariés le 27 septembre 1447. Lors de son voyage en Espagne en 1506, Philippe le Beau se fit accompagner par son premier échanson, Bernard d’Orley. Par la force des choses, ce dernier dut assister aux manifestations et autres banquets en l’honneur de son maître. Par conséquent, il dut boire et manger les mêmes choses et, comme Philippe le Beau, Bernard II d’Orley mourut à Burgos le 15 novembre 1506 d’une mauvaise fièvre. Que Philippe le Beau soit mort d’une fièvre, c’est pratiquement sûr mais une lettre lui adressée le 7 juin 1506 par le prévôt d’Utrecht, son ambassadeur auprès du Saint Siège, le met en garde contre des tentatives d’empoisonnement. Aujourd’hui encore on ignore de quoi il est mort : fièvre ou empoisonnement. C’est la même chose pour Bernard II d’Orley.

Mariée à 15 ans, veuve à 34 ans, Isabeau de Witthem, en souvenir de son mari, fit élever dans l’église de Saint-Remy de 1486, une magnifique sépulture qui disparut au 17ème siècle lors des travaux de reconstruction. Unis dans la vie, Isabeau de Witthem désira qu’on les représente unis dans la mort en grandeur nature à l’âge qu’avait Bernard II d’Orley en 1506. Seule la pierre sépulcrale qui recouvrait le tombeau, œuvre du célèbre sculpteur de la cour de Charles Quint, Jean Mone, nous est parvenue.

 

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