Le Château du Comte Albert du Bois

Grand-Place, 1

chateau du comte albert du bois.jpg

Photo : ecautour

Albert du Bois, né à Ecaussinnes-d’Enghien, mort à Bruxelles le 3 décembre 1940, est un homme de lettres de langue française, dramaturge, poète, diplomate et précurseur du Mouvement Wallon. En septembre 1884, il commença ses études secondaires chez les Jésuites au Collège Notre-Dame de la Paix à Namur. Ses humanités terminées, il entreprend des études de droit à l’Université Catholique de Louvain. Le 23 novembre 1895, devant le Jury Central de Bruxelles, il obtient son diplôme de docteur en droit. Au décès de son père, il reçut le titre de comte que son père, comte pontifical, avait obtenu en 1881 et celui d’écuyer obtenu en 1892.

Afin d’exaucer les vœux de sa mère Jeanne de Prelle de la Nieppe, il décide d’entreprendre une carrière politique. Appuyé par des relations familiales, le 6 décembre 1897, il réussit brillamment les examens d’attaché de Légation et le 23 juillet 1899, il entre en fonction à Londres. Le 7 décembre 1899 ; il est promu secrétaire de Légation de 2ème classe. Ayant quitté l’Angleterre le 19 novembre 1901, date de sa mise en congé illimité obtenu, dit-on, à sa demande. Il faudra attendre le 10 février 1893 pour voir la publication d’un arrêté royal qui disait : Démission de son grade de secrétaire de Légation est accordée à Albert du Bois qui avait renoncé à cette fonction.

Devenu secrétaire de Légation à Paris, il est renvoyé de son poste le 17 février 1903 après avoir écrit : «Belges ou Français !», roman qui sera réimprimé chez Alphonse Lamarre à Paris sous le nom de «Waterloo». Ce « Waterloo », c’est la fin de la Wallonie face à la Flandre. Il se montre lucide devant les revendications du Mouvement flamand. Il écrit en 1903 : « Les Flamingants rêvent de transformer notre pays en une vaste Flandre et leurs efforts lentement produisent des résultats appréciables. L’Etat ne cesse d’engloutir des millions pour le port d’Anvers. Dix ans avant le « Lettre au Roi », que Jules Destrée adressait le 15 août 1912 à Alibert 1er, il écrivit qu’il n’y avait pas de Belges, que la partie flamande de notre pays était asservie aux caprices de l’infime majorité flamande, majorité réactionnaire, intolérante, laissant tout ce qui est français, tout ce qui est progrès et liberté.

En 1908, dans « Poèmes impériaux », il écrit : « Ceux qui viennent jouer avec de la flamme autour de ce coin de terre, tout pétrit de poussière noire, ceux qui viennent y jongler avec les brandons de discorde, de patriotisme belge, de nationalité belge, de l’âme belge, ceux-là se trompent étrangement ! Ils s’apercevront, bientôt peut-être, qu’ils ont joué avec de la poudre et quand elle flambera soudainement en une explosion géante, ce sera pour jeter aux quatre coins de l’Europe, les débris de cet édifice de haine, de conquête et d’asservissements sur le fronton duquel on a sculpté ce nom mensonger : Royaume de Belgique.»

Pour en connaître davantage sur le comte Albert du Bois, il est impérieux de visiter la salle qui lui est consacrée au château fort d’Ecaussinnes-Lalaing. Albert du Bois repose dans le cimetière d’Ecaussinnes-d’Enghien, côté rue Docteur René Bureau.

 

Actions sur le document