Le Chateau de la Follie ou le Château d'en Bas

Haute Rue, 27

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Photo : ecautour

Selon l’Office Généalogique et Héraldique de Belgique, la seigneurie de la Follie aurait été fondée en l’an 1100 par Othon d’Enghien. Cependant rien ne permet d’affirmer que c’est lui qui fut l’architecte de la forteresse de la Follie. Son existence est toutefois attestée par divers documents mais apparemment rien d’autre ne nous est parvenu.

Nous savons que vers 1218, après le décès de son père, Arnould du Roeulx dit Giscard Arnoldus de Ruez obtint le partage de la Follie. Scohier nous dit que Henry dit Wiscard du Roeulx est décédé en sa maison de la Follie en 1252. Il avait épousé Isabeau de Barbençon et son corps reposerait dans l’église Saint-Remy.

Il semble donc qu’en 1218, il y avait en cet endroit un château. Il semble aussi qu’en octobre 1359, Englebert 1er d’Enghien vivait à la Follie puisqu’il y reçoit, venant d’Enghien, Herman et Jehan qui viennent lui rendre compte d’une mission faite auprès du duc Aubert de Bavière, comte du Hainaut. Selon une pièce du dossier relatif au titre de « Seigneur d’Ecaussinnes », Englebert d’Enghien aurait acheté la Follie en 1366 à Vincart ou Wuichard d’Escaussinnes.

C’est aussi en cette année 1366 qu’il épousa, en secondes noces, Marie de Lalaing, fille de Simon de Lalaing. Il mourut en 1403. A l’époque, la Forteresse de la Follie était flanquée de 4 grosses tours rondes avec mâchicoulis et créneaux réunies entres elles par des murs de 3 mètres d’épaisseur. Elle affectait une forme carrée et était entourée de larges douves remplies d’eau.

De successions en successions, le château de la Follie appartint à :

  1. Jeanne d’Enghien, dame de Rameru et de la Follie, qui épousa Renaud d’Argenteau.
  2. Françoise d’Argenteau-Houffalize qui épousa Bernard 1er d’Orley.
  3. Bernard II d’Orley, chevalier, seigneur de Seneffe, Tubize, la Follie, grand bailli de Nivelles et du Roman Pays de Brabant. Le 27 septembre 1447, il épousa Isabeau de Witthem de Beersel, dame de Petit-Roeulx. Devenue veuve à l’âge de 34 ans, Isabeau de Witthem s’attacha à transformer la forteresse en habitation de plaisance sans pour autant démolir en totalité la forteresse. Les tours et les courtines furent percés de fenêtres.
  4. René de Renesse, Jean de la Hamaide, Jean-Paul de la Barre, Jean-Paul et François Adrien de le Barre, Charles-Louis, duc et prince de Looz-Corswaren, Jean-François Brouwet, Michel Hennekine, Sébastien-Charles de la Barre de Flandre qui releva le château de ses ruines causées par les guerres de Louis XIV et qui construisit du côté de la rivière une très belle façade de style classique. Celle que l’on voit aujourd’hui. Charles, comte de Spangen, et enfin les de Lichtervelde.

Le château de la Follie étant une propriété privée toujours habitée, il ne se visite que par groupe de 20 à 40 personnes après demande au comte Emmanuel de Lichtervelde.
 

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