Le Château Cousin ou le "Gai Logis"

Rue Bel-Air

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Photo : ecautour

A l’origine, il y a Jean-Joseph Baguet qui occupe « la ferme de Belle-Tête » située dans la rue du même nom. Décédé en 1819, son fils Félicien Baguet en hérita. En 1828, il épousait Adeline Scoumanne. Devenue veuve le 4 avril 1830, elle se remarie le 10 avril 1832 avec Lucien Dieudonné Cousin.

Le château Cousin fut construit à l’initiative d’Adolphe Cousin sur des plans de l’architecte néoclassique Auguste Payen de Bruxelles en 1844. A l’époque, il n’était pas question de construire un château mais bien une « maison de campagne ». En 1846, son épouse Adeline Lucie Scoumanne se plaint de la lenteur des travaux qui seront terminés en 1849. A l’époque de cette construction, l’édifice était entouré d’un parc de plus de deux hectares auquel tenait un verger sur lequel les écoles communales de la rue Arthur Pouplier sont bâties.

De l’union Cousin-Scoumanne naquirent Claire Suzanne Adolphine le 16 juin 1833, Léon en 1935 et Maria Clara. Claire Suzanne Adolphine, épousa Louis Elskamp d’où Max Elskamp dont l’effigie en céramique, œuvre de l’Ecaussinnois Henry Lejeune, est scellée sur un bloc de pierre d’Ecaussinnes à l’entrée du Gai Logis. Max Elskamp, décédé en 1931 était un poète symboliste. Claire Suzanne, Léon et Maria étant devenus propriétaires du château, ils durent peut-être le vendre pour sortir d’indivision. Ce qui pourrait expliquer son achat par la commune d’Ecaussinnes-d’Enghien en 1919.

1931, voit l’année de fondation de l’A.S.B.L « Orphelinat Rationaliste du Hainaut » qui deviendra ultérieurement « Le Gai Logis, Orphelinat Rationaliste pour enfants et adolescents ». En 1931, l’A.S.B.L fait l’acquisition du château Cousin avec pour objectif l’hébergement d’enfants issus de tous les milieux et la propriété fut aménagée par des bénévoles. Pendant la guerre de 1940 à 1945, des enfants juifs y furent cachés. Lors des alertes, ils étaient accueillis par plusieurs familles des environs. En 1967, la notion d’orphelinat disparait au profit de « foyer » accueillant des enfants placés par les juges de la jeunesse et les Commission d’Assistance Publique, soit le C.P.A.S d’aujourd’hui.

D’aménagement en aménagement, la possibilité d’hébergement passa à 55 enfants, ensuite un nouveau bâtiment annexe accueillera des enfants de 0 à 12 ans. Enfin, une nouvelle construction offre des chambres individuelles.
 

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