Histoire et archit..

Histoire et architecture

Si dans son, état actuel, le château de la Follie ne paraît pas antérieur au début du XVIe siècle, certains murs, certains éléments de l'intérieur et surtout les fouilles pratiquées en 1928 par le Comte Pierre de Lichtervelde pour mettre à jour les anciennes douves du château, montrent que le bâtiment du XVIe a été en grande partie reconstruit sur les bases d'un monument antérieur de deux siècles.

A cette époque la forteresse de la Follie était flanquée de quatre tours rondes avec mâchicoulis et créneaux réunies entre elles par des murs de 3 mètres d'épaisseur affectant une forme carrée qui subsiste de nos jours. Entourée de douves et remplies d'eau, son entrée était défendue par un pont-levis.

Vers 1100, la Seigneurie d'Ecaussinnes fut fondée par Othon d'Ecaussinnes, les Rœulx et Simon de Lalaing lui succédèrent.

Englebert d'Enghien, cadet de la puissante maison féodale d'Enghien, épousa en 1364 Marie de Lalaing, fille de Simon, Seigneur d'Ecaussinnes. Il racheta la seigneurie connue sous le nom de " La Follye " en 1366.

C'est du XIVe siècle que date la dénomination des deux Ecaussinnes : Ecaussinnes Lalaing et Ecaussinnes d'Enghien, ayant chacun leur château et leur clocher.

L'ancienne forteresse se composait de quatre tours avec créneaux et mâchicoulis, percées de quelques meurtrières, les murs ou " courtines " qui les réunissent couronnées de la même façon, ne présentant pas ou peu d'ouvertures sont surmontées du chemin de ronde ; la porte d'entrée précédée d'un pont-levis est pratiquée au centre de la courtine ouest et surmontée d'une tour carrée.

Une tour de guet s'élève au centre et le tout est entouré de fossés plein d'eau défendus par un châtelet d'entrée, deux tourelles de guet et d'un second pont-levis.

Il reste actuellement d'importants vestiges de cette forteresse primitive : les façades latérales du château, composées de murs dans l'intervalle desquels on trouve du sable et des gravats, le tout d'une largeur de 3 mètres nous donne une idée de l'épaisseur des courtines.

L'escalier à vis de la tour de guet remonte aussi à cette époque ainsi que les deux escaliers en spirale des tours N.O. et S.O. Le noyau en colimaçon de ces escaliers est formé par le bout étroit et arrondi des larges marches superposées.

follie_escaliervis.jpg   Escalier à Vis

 

 

Sous toute l'étendue du château se trouvent d'immenses caves voûtées. On peut y voir encore les fondations circulaires des 4 tours d'angle. Au XIVe siècle, ces souterrains étaient moins enterrés sous les alluvions qu'à l'heure actuelle et devaient être habitables comme en témoigne la présence d'une ancienne cheminée. Par la suite, on surélèvera le pavement par un revêtement de briques qu'on peut dater du XVIe siècle.

En effet, la brique n'apparaît dans l'architecture hennuyère qu'au XVIe siècle.

Toute la forteresse médiévale était bâtie en moellons. Les douves anciennes qui l'entouraient et le châtelet d'entrée ont été remis à jour en 1928 par le Comte Pierre de Lichtervelde.

 

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